boxe birmane au Team Zeitoun

La Boxe Birmane au Team Zeitoun

Maitre Sayar Yang vous fait découvrir la boxe birmane tous les vendredis de 12h15 à 13h30 au club Team Zeitoun.

Le Lethwei (Bama-lethwei aussi Myanma yuya louvi ou Myanmar traditional boxing) est la boxe ancestrale du Myanmar. Cette célèbre pratique d’escrime des mains et des pieds nus remonterait au 3ème siècle lorsque les moines voulaient s’entretenir et se défendre.

C’est une boxe dite « martiale » qui emprunte à l’héritage technique du guerrier birman toute sa panoplie de stratèges. Elle devient populaire à partir du 11ème siècle sous le Roi Anawratha, avec des combats interethniques sans aucunes règles et d’une violence sans commune mesure.

La manière de s’affronter est très spécifique, tenant très souvent du comportement animal et ne ressemble que de très loin à d’autres pratiques orientales.

André Zeitoun et Maître Sayar Yang - Boxe Birmane

De la « boxe sauvage » à la « boxe royale »

Dès le moyen âge, de nombreuses ethnies birmanes et frontalières se retrouvent pour des tournois jusqu’à ce que l’activité soit codifiée au 11ème siècle sous le roi guerrier Anawaratha, 1er Empire birman. La pratique de la boxe birmane (Lethwei) est sous les empires birmans une activité très prisée, tout à la fois par le peuple et les princes.

Elle est pratiquée par les guerriers du roi Ujana, au 14ème siècle en tant qu’ « art militaire », et devient une « boxe royale » sous le roi Thibaw au 19ème siècle. Elle est à l’origine de nombreuses pratiques pugilistiques en Asie du Sud-Est.

La boxe birmane a contribué également au développement du Kickboxing japonais dans les années 1950, puis du Full-contact et du Kickboxing américain dans les années 1970.

En Birmanie, au lendemain de la seconde guerre mondiale, Ba Than (Gyi) alors directeur des sports au Ministère de l’Education, relance les tournois de Lethwei. En 1953, une grande compétition rassemble plus de 100 participants. Il existe à ce jour des tournois de village (sengho pue) avec les règles ancestrales, notamment à l’occasion de la fête de l’indépendance sans le contrôle de l’Etat. La plupart des boxeurs sont des fermiers et boxent quelques fois par an à l’occasion des fêtes de village. Par contre, les tournois pour la première et seconde classe (louvi lala pue) et des tournois pour les élites (cashou kvenshon pue), notamment à l’occasion du festival des pagodes (paya pwe) sont gérés par la fédération de boxe traditionnelle et le gouvernement. C’est dans l’Etat kayin (karen), chez les Kachins, dans la population mône et talaing que l’on recense le plus de combattants et de rencontres. La ville de Moulmein est le « temple » des grands boxeurs. D’ailleurs chaque ethnie a développé ses propres spécificités, ainsi on parle de Lethwei kayin, de Lethwei môn et de Lethwei talaing.

Les combats de Boxe Birmane

En Birmanie, il existe quatre niveaux sportifs et d’âge : jeune, adulte débutant, intermédiaire et professionnel (seconde et première classe), mais pas de catégorie de poids. La promotion est effectuée par la fédération nationale de boxe traditionnelle sur la base des résultats de rencontre. Avant la seconde guerre, les combats sont organisés en quatre reprises à durée illimitée. Un coup décisif ou une immobilisation marque la fin d’un round excepté pour le dernier round allant jusqu’au hors-combat ou lorsqu’un boxeur s’admet vaincu notamment par saignement.

Les combattants ne portent pas de protection sous-abdominale, il est interdit de viser le triangle génital, de tirer les cheveux et de griffer. Un saignement à la face ou à la tête arrête le combat mais pas sur le reste du corps. C’est pour cette raison que les coups de tête sont utilisés à des fins stratégiques. Un combattant K.O. peut poursuivre le combat dès qu’il a repris ses esprits.

En occident, depuis les années 1950, la boxe birmane s’est adaptée aux pratiques contemporaines. Ainsi en compétition on trouve des formes variées de rencontre : le « Lethwei quatre armes » (pieds-poings) appelé Bando kickboxing aux USA. depuis 1962, puis le « Lethwei six armes » (pieds-poings-genoux) et l’activité se rapprochant le plus de la boxe birmane traditionnelle, le « Lethwei huit armes » (pieds-poings-genoux-coudes et projections) auquel on a enlevé certaines techniques dangereuses comme les coups de tête et la percussion au sol.

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